Nous... les Mecs, on est comme ça :

On blague "pas trop trop" ! "Pas trop trop", c'est quand-même un peu mieux que "pas super trop trop". En langage soutenu, ça signifie que l'on blague, mais ... "pas trop trop". Note donc bien, que le langage soutenu n'est pas toujours si soutenu que tu l'eusses cru... poil au cul. Et malgré cette vie morne, lassante, et démoralisante, parfois, Nous les Mecs, on blague. Et comme une revanche sur l'existence, j'ai décidé de poster ce jour, le 11-1-11, comme un pied de nez à la décadence qui nous mène tous vers la fin, cet inéluctable tunnel qui s'ouvre vers le néant, abandonnant nos corps dans ce monde réel, pétris de douleurs, que rien ni personne ne sera parvenu à maintenir en vie. L'échec. La ruine, le naufrage. Cette impasse existentielle dont nous n'avons même pas conscience.

Bref, welcome 2011, j'ai la pêche, je positive ... éhéhéhéhé... on dirait pas hein ? Ben si. Et pourquoi ? Ben parce que je viens d'apprendre que je ne suis pas le seul à voir les choses en noOooAaaAr. Oui. Et ça, c'est une drôle de chose que l'esprit humain, qui se rassure de constater qu'il n'est pas le seul à être malheureux, et que ca motive presque de mesurer la tristesse des autres, allant même, à l'aboutissement de la démarche, à le rendre heureux. Ehéhéhéhé... Non mais c'est fou quand-même hein ?

Donc, aujourd'hui, le 11-1-11, écoutant le radiophone dans mon véhicule, j'appris qu'un éminent chercheur en médecine de je-ne-sais quel laboratoire (probablement celui de mon-cul-ma-godasse ...va savoir...) s'indignait au plus haut point de voir disparaitre le .... tadadada ... roulement de tambour soviétique .... poil. Oui oui. Tu as bien entendu-vu-lu. Le poil. The pilo. Das poal. Di pilo. Ce scientifique de haute voltige était hors de lui, sous prétexte que le poil s'était fait la malle de nos aisselles, jambes et autres pubis sous le jouc d'une épilation intensive ("la salope"... dit-il. NDLR : je pense qu'il parlait de la méthode d'épilation... pas de l'épilée). Et comme un rayon de soleil dans le ciel si sombre de ce pauvre homme, une auditrice prenait la parole, abondant dans son sens, et demandant quelle méthodologie lui permettrait de se teindre les sus-nommés poils pubiens, pour qu'ils aient enfin l'identique couleur de ceux de son caniche récemment décédé d'une chute vertigineuse depuis le balcon du 6ème sa belle chevelure.

Et comme si une connerie ne se suffisait pas à elle-même, le docteur ès-poil expliqua de façon très précise, qu'une teinture de "grande surface" pouvait faire son effet ... même dans les soirées parisiennes les plus chics ... sous réserve de s'enduire les muqueuses d'un corps gras, de façon à ne pas transformer la beauté de l'endroit en désert aride où cactus et scolopembres se raviraient.

Je pouffais de rire, imaginant cette brave dame nue, son pinceau enduit  de Loréal à la main, assise sur un plaquette de beurre Elle et Vire et une brosse à chiottes dans le trou des fesses. Isolant ainsi tout ce qu'il y avait à isoler de la sècheresse promise en cas de dépassement du coloriage !

Et m'entendre hurler : "Dépasse pas jOsiaaaane ... !"

Me voici heureux... heureux d'avoir tant ri, heureux du malheur d'un autre.... et, depuis ce matin, fervent militant de :

"la disparition définitive du poil... même teint !".

sY ... se rasant le crâne !