Nous ... les Mecs

11 janvier 2011

Mon coiffeur s'épile-t-il ?

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On blague "pas trop trop" ! "Pas trop trop", c'est quand-même un peu mieux que "pas super trop trop". En langage soutenu, ça signifie que l'on blague, mais ... "pas trop trop". Note donc bien, que le langage soutenu n'est pas toujours si soutenu que tu l'eusses cru... poil au cul. Et malgré cette vie morne, lassante, et démoralisante, parfois, Nous les Mecs, on blague. Et comme une revanche sur l'existence, j'ai décidé de poster ce jour, le 11-1-11, comme un pied de nez à la décadence qui nous mène tous vers la fin, cet inéluctable tunnel qui s'ouvre vers le néant, abandonnant nos corps dans ce monde réel, pétris de douleurs, que rien ni personne ne sera parvenu à maintenir en vie. L'échec. La ruine, le naufrage. Cette impasse existentielle dont nous n'avons même pas conscience.

Bref, welcome 2011, j'ai la pêche, je positive ... éhéhéhéhé... on dirait pas hein ? Ben si. Et pourquoi ? Ben parce que je viens d'apprendre que je ne suis pas le seul à voir les choses en noOooAaaAr. Oui. Et ça, c'est une drôle de chose que l'esprit humain, qui se rassure de constater qu'il n'est pas le seul à être malheureux, et que ca motive presque de mesurer la tristesse des autres, allant même, à l'aboutissement de la démarche, à le rendre heureux. Ehéhéhéhé... Non mais c'est fou quand-même hein ?

Donc, aujourd'hui, le 11-1-11, écoutant le radiophone dans mon véhicule, j'appris qu'un éminent chercheur en médecine de je-ne-sais quel laboratoire (probablement celui de mon-cul-ma-godasse ...va savoir...) s'indignait au plus haut point de voir disparaitre le .... tadadada ... roulement de tambour soviétique .... poil. Oui oui. Tu as bien entendu-vu-lu. Le poil. The pilo. Das poal. Di pilo. Ce scientifique de haute voltige était hors de lui, sous prétexte que le poil s'était fait la malle de nos aisselles, jambes et autres pubis sous le jouc d'une épilation intensive ("la salope"... dit-il. NDLR : je pense qu'il parlait de la méthode d'épilation... pas de l'épilée). Et comme un rayon de soleil dans le ciel si sombre de ce pauvre homme, une auditrice prenait la parole, abondant dans son sens, et demandant quelle méthodologie lui permettrait de se teindre les sus-nommés poils pubiens, pour qu'ils aient enfin l'identique couleur de ceux de son caniche récemment décédé d'une chute vertigineuse depuis le balcon du 6ème sa belle chevelure.

Et comme si une connerie ne se suffisait pas à elle-même, le docteur ès-poil expliqua de façon très précise, qu'une teinture de "grande surface" pouvait faire son effet ... même dans les soirées parisiennes les plus chics ... sous réserve de s'enduire les muqueuses d'un corps gras, de façon à ne pas transformer la beauté de l'endroit en désert aride où cactus et scolopembres se raviraient.

Je pouffais de rire, imaginant cette brave dame nue, son pinceau enduit  de Loréal à la main, assise sur un plaquette de beurre Elle et Vire et une brosse à chiottes dans le trou des fesses. Isolant ainsi tout ce qu'il y avait à isoler de la sècheresse promise en cas de dépassement du coloriage !

Et m'entendre hurler : "Dépasse pas jOsiaaaane ... !"

Me voici heureux... heureux d'avoir tant ri, heureux du malheur d'un autre.... et, depuis ce matin, fervent militant de :

"la disparition définitive du poil... même teint !".

sY ... se rasant le crâne !

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07 octobre 2010

Un retour, c'est toujours "pas génial"

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On chante : "Woxaaaaaaaane, dou iou poute one ze raide light, zoze days zare ovaire, dou iou réli poute zate dress touniiight"

Mais on chante aussi : "Evry bresse iou tèèèèke, evry mouve iou mèèèèke, evry bonde iou brèke, ail'le bi ouatchin' iou".

Bon, aussi : "Maissèdge ine e booooootteule... Maissèdge in e booooootteule"

Et parfois : "Sundééé bloudi sundééééé, sundéééé bloudi sundéééééé"

Même : "Ame oneee aïïïïeee oué tou elle .... ame onee aïïïeee oué to elle... "

Régulièrement : "OuOUouOUouOu OuOUouOUouOU aille bi miss iouuuu"

Aussi : "No ouomane no craille... No ouomane no craiillllleee....No ouomane no craille ... tadadada daaaa..ine zisse grète fioutur iou cane forgette ioure best... no ouomane no crailleee"

Donc, par voie de conséquence : "Ouane Love, ouane arte, letsse get togezeur bi ole railte".

Et j'en passe, et surtout des meilleures.

Et toi, tu chantes quoi ?

sY.... de retour qui se dit qu'après le billet "des fausses paroles de chansons" va se mettre à faire "les fausses scènes d'amour du cinéma porno péruvien".

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15 juillet 2010

Vacances j'oublie tout ...

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On n'est pas du genre à se ramollir ! A traîner la savate ! A se grignoter le mollusque ! Encore moins à se caresser la gentiane ! Se dorloter les tendons ! S'astiquer eul'bazar ! Bref, on préfère l'action à la réflexion ... c'est d'ailleurs l'un de nos principal défaut ! Hein les filles ? Hein ?

Et comme la plupart des blaireaux qui sont à la bourre, des cons de français en cette saison estivale, me voici en train de, pour une fois, sur-réfléchir à la destination des prochaines vacances ! Et en tant qu'homme viril que je suis, évidemment que je vais opter pour un truc de vrai Mec, un truc genre :

-> trek indou-pakistanais : franchissement des plus grandes chaînes montagneuses de la région, sac à dos, raquettes aux pieds, sans mon petit taboulé délicieux sans raisin sec portion alimentaire, sans mon petit rosé bien frais liquide, tente ultra light, frontale pour les virées nocturnes, couteau multifonction pour abattre les arbres, tailler les branchages, construire les abris en cas d'orages et monter le radeau pour franchir les grands fleuves infestés de crocodiles ! Voyage aller-retour en charter 1ère classe i.e. strapontin vue sur hublot ... comme Nicolas .. Nicolas Hublot biensûr. Bref un petit régal de voyage de Mec, tranquille, qui sollicite l'ensemble de la masse musculaire masculine, ce qui, soit dit entre nous, ne me fera pas de mal. Et tout ceci pour la modique somme de 4350 €.

3 semaines en trek, sans bouffer, ni boire, ni dormir peinard, ni se baigner .... pour la modique somme de 4350 €. N'est-ce pas se faire baiser le rêve ? N'est-ce pas le paradis ? Hein ? Qu'auriez-vous fait à ma place ? N'auriez-vous pas sauté sur l'occasion ?

En ce qui me concerne, j'ai juste mis une graaaaande claque dans la gueule de cette garce de vendeuse-voyagiste, en lui hurlant que, si elle avait un minimum le sens de l'observation, elle aurait bien remarqué que j'étais pas du genre à puer des pieds durant 3 semaines, suintant de transpiration, et prenant mon pied en regardant des Ouistitis sauvages qui mangent des baies par les trous de nez !

Et pour me venger de ce guet apens, en rebelle éternel que je suis, et pour contraster avec l'image du Mec Parfait que je ne suis pas, j'ai décidé d'opter pour :

-> la plage magnifique de Maca-Chucos : grand club hôtelier de luxe 6 étoiles (dont 2 en or et 1 en bronze), all inclusive donc tapas a gogo, cocktails sur-alcoolisés,  chambre magnifique avec vue sur la baie, eau bleu turquoise chaude à souhait, chaises longes à renforts bilatéraux et matelas extra-compensés, parasol ultra-large filtrant UVA et UVB, activités en pagailles !

Non mais !

sY ... qui est bien décidé, pour un été, à s'endormir dans les délices de Capoue. 

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02 juin 2010

Si seulement Sacha Distel était encore là !

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On calcule tout. Et moi, en ce moment, j'ai pas beaucoup d'effort à produire pour calculer le nombre de visiteurs qui passent sur mon blog....

jOhn : "Ah bon ? T'as un blog toi ? Mais qu'est-ce tu racontes ? T'as une vie assez intéressante pour en parler sur un blog ? Hein ? Raconte ? Avant qu'j't'fasse gouter la saveur de mon coude dans ta face" (jOhn a toujours été un peu violent dans ses propos)

sY (les yeux écarquillés) : "...Euuhhh... Non, mais ça me thérapeutise. Comme les ados quoi. En plus vieux. 20 ans plus vieux !"

jOhn (témoignant d'un intérêt excessivement relatif): "Ah."

Donc, si je reprends le cours de la conversation, je constate que les passages sur ce blog se font rares. J'ai d'ailleurs l'honneur de vous annoncer que, (tendant le bras vers le ciel, l'index dressé) durant les quelques dernières semaines, vous furent zéro à passer par ici (baissant le bras, parce que bon ... la phrase est finie). La performance est telle, qu'en accord avec canalblog, nous allons réaliser un tirage au sort qui désignera le grand gagnant. Et comme je suis pas chien, j'envisage quelques uns des lots suivants : vache à traire, brosse à dent électrificatrice, boum j't'attrape ....

M'enfin, c'est un peu ma faute tout ça. Moi-même je ne viens plus. Moi-même je n'écris plus. Moi-même je ne lis plus, je suis perdu sans toi, je suis laid sans toi, je suis comme un orphelin dans un dortoir, tu m'as vidé de tous mes mots, pourtant j'avais du talent avant ta peau, je crèverai seul avec moaaa, j'ai mal sans toaaaa... Bref, je suis malaaaaaaadeeee !

C'est la décadence. Si j'étais une femme, j'aurai envie de perdre mes seins.

Mais comme je suis un Mec, je me relève de cet échec. Je mets ma tenue de combat, et j'écoute "Run through the jungle". Et comme un Mec que je suis, je me sens le plus fort du monde. Je mange des haricots blanc avec de la mayonnaise. Je bois du Picon pur. Bref, j'évacue la miséricorde par la fuite la plus masculine qui soit : le renforcement intra-cranien de la valorisation personnelle subjuguée !

sY ... qui se demande s'il vaut mieux être une femme sans sein, ou un mec sans cervelle ... ?!!? Même si il kiffe grave "Run through the jungle"...

 

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10 mai 2010

Aux portes du paradis, t'as quand-même une vue sur l'enfer !

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On vit des drames. We are living on the dram-grass. If there is a crazy world of a drama, the men know it ! On your mind. In the drama. Yeahhh. Wazabi and the Wailers. Ticket to ride. In the faith of your face. Constate un peu, lecteur, que, depuis le temps, j'ai rien perdu de mon anglais ! Et que même si on vit des drames, Nous les Mecs, on s'en relève plus dur ... mou ... fort. Et que par moment, l'aide d'un être surpuissant nous serait bien utile. Genre Dieu. Ou son cousin Gaston, du moment où il a quelques pouvoirs en formule, dans le bouquin coincé sous son aisselle !

Et avisé que tu es, tu auras compris lecteur que, si je m'étale si prestement sur les tournants dramatiques de la vie masculine, c'est probablement que j'en fus victime. Moi. Et bien figure toi que ... que ... tu as raison (musique des "chiffres et des lettres" en fond sonore : tadadaaam tatataaam !) Oui, j'ai vécu le drame. Ou plutôt, UN drame. Car je suppose bien que la vie m'en réserve d'autres. Mais celui-là je l'avoue, fut d'une extrême douleur, et m'obligea à prendre toutes les mesures nécessaires pour affronter la souffrance et le chagrin. 

Et comme pour donner le ton à cette torture vécue, et en écho aux plus grands écrivains de tous les siècles, j'ai envie de commencer par la fin de l'histoire. Je vais te faire vivre ce supplice de façon anti-chronologique. De la fin vers le début. A rebrousse poil. Par derrière. Pour que tu sentes bien... combien ce fut douloureux. Car c'est souvent par derrière qu'on sent le mieux. Finalement. Hein ? Bon. Bref. Passons.

Cette nuit là ... Je m'endormais endolori. Le calvaire se terminait à peine. Je sentais encore quelques bribes de douleurs intenses aux tréfonds de mon splendide corps. Je rentrais chez moi vers 2 heures du matin. Je venais d'achever la route qui relie la maison aux urgences de l'hôpital. J'avais traversé quelques villages malfamés, dans la torpeur de la nuit. Le brouillard épais répandait une atmosphère menaçante, que les phares de ma voiture coupaient au couteau. Quelques heures plus tôt, le docteur des urgences faisait pénétrer un objet contendant dans (non pas mes fesses éh oh... pffff) ma gorge, pour aller inspecter le confin de mon anatomie buccale. Je m'étouffais, suffoquais, gémissais, perdais haleine, presqu'-vomissais .... sur le rebord de la vie, je contemplais les êtres humains, me sentant partir vers l'au-delà, rejoindre le Saint-Père et le grand black d'à côté qui sert de vigile.

Quelques heures plus tôt encore, mon corps n'en tenait plus. Non seulement je n'arrivais plus à déglutir, mais aussi à manger, à boire... j'avais même de la peine à produire de la salive... c'est dire ! J'atteignais les 40 degrés. Le mal était bien là. Et me broyait le peu d'énergie qu'il me restait. Plus tôt encore, j'avalais des cachets, nombreux et variés, sans succès. Devant la puissance du supplice, je me levais en pleine nuit, avalait encore quelques pilules sans effet. Dans un demi-sommeil, je me suis surpris à m'enduire le cou de crème hydratante ultra-pénétrante. Sans succès. A me mettre des pansements. Rien.

Et pour ne pas finir ma vie en martyr (car c'est pas trop mon genre de me sauver comme ça), je finis bel et bien aux urgences, où le médecin m'annonça froidement, bien installé dans sa chaise du milieu de la nuit de sa race, que j'étais atteint d'une espèce rare d'angine blanche et de bronchite (sa cousine). C'est quand même fou le manque de tact de ces gens-là. Effondré, je pris mon véhicule et, toujours souffrant, je dus aller à la gendarmerie, puis à la pharmacie de garde pour enfin obtenir les cachets nécessaires au prompt rétablissement.

La vie est parfois dure. Il faut savoir l'accepter. C'est la contrepartie des bonheurs assurés.

sY... qui se dit que, c'est sur, en se relisant : c'est par derrière qu'on sent le mieux. ;-)

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23 mars 2010

On n'arrête plus le progrès ... malheureusement !

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On est des grands malades. On chatouille des panthères. On suce des caillous en goudron. On mange des guêpes. Bref. On n'a peur de rien, on est des sauvages, on est des tarés. Des fous. On grince des dents et on griffe les tableaux noir, sans même avoir de frissons dans le creux des reins. On viole des sirènes. Même si elles n'ont plus toutes leurs écailles. On roule avec des gros camions sur la route. On sent des d'sous d'bras, d'la bouche, et on pète au lit. Ouais, définitivement, Nous les Mecs, on est vraiment des Mecs.

Et comme pour en avertir la planète toute entière, j'ai décidé, cher lecteur impertinent, que tu pourrais laisser trace du mauvais goût de ce blog partout où tu le souhaites. Ad vitam aeternam. Et comment puis-je te donner un tel pouvoir ? Et comment vas-tu pouvoir dévoiler le moindre de tes commentaires sur la toile ? Comment t'autorise-je cela ? (t'arrive à le prononcer ça ? moi pas !). Te l'autorisai-je ? Te l'autoriserai-je ? Te l'autorité-ze-rejerai-je ?

Fastoche : un icône facebook, un twitter et plus encore apparaît à présent au pied de chaque billet. Te suffit de cliquer et : pif paf pouf badaboum crac crac .... le monde est au courant.  Les indiens, les chinois, les canadiens, les irlandais, Yousou Ndour, Robert Hossein, Obama et toute la clique ... tout le monde sait ! C'est dingue, c'est fou ... bienvenu dans l'monde des Mecs avec un grand M.

Et comme pour te ravir, en offrande, je t'offre même la possibilité de laisser un com accompagné de ton gravatar (pour les nullissimes qui savent mempasckecé, ils ont qu'à surfer un peu. Ils trouveront.).

En ce soir de printemps, j'ai envie de dédier ce billet à tous les Mecs qui se reconnaitront dans cette image reluisante que je dévoile d'eux-mêmes, en hommage à leur fierté d'être l'ellite humaine, au sommet de toutes les chaînes alimentaires. A la puissance de l'espèce humaine sur toutes les autres. Tant que faire ce peu.

sY ... qui se dit que le monde est tombé bien bas. Trop bas. Bien trop bas. Bien trop bien bas. Bien trop bas bien mais trop bien bas ... bon ok j'arrête, c'était sérieux !

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17 mars 2010

Une histoire de saucisses

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On est des voyageurs. cHristophe cOlomb (a qui on doit les Antilles), jAcques cArtier (pas le bijoutier, l'autre), mArco pOlo, vAsco dE gAma (..sutra... je pouvais pas la rater éhéhéh), jAmes cOok, tHierry (mon voisin du dessous) et même cOrinne (sa femme, un peu foutue comme une péniche... ça aide !). Bref, on est plein. Plein à aimer larguer les amares, humer le grand air, sentir les alizés agiter la chevelure. Plein. Bon. Donc, au regard de mon génotype, je me suis dis que, vendredi soir, j'effleurerai finalement du doigt ce qu'on connu tous ces grands hommes (puisqu'en fait, je devais me rendre à l'aéroport chercher 2 vieilles saucisses). C'est donc arrivé à cet aéroport, observant les gronavions, les grogronavions, que j'ai eu malgré moi le mal des transports, vomissant mon carambar sur la valise d'une chinoise je me suis dis combien les temps avaient changé. Adieu galères zé gros bateaux armés de canons ! Bonjour gronavions ! Le monde est devenu bien petit.

Bref. Cette réflexion rangée dans le tiroir des Lapalissades, et patientant au quai-qui-débarquent-les-vieilles-saucisses, je me prends à jouer au jeu du "qui-que-t-attends-toi ?". Qui n'a pour simple but que d'analyser la personne qui patiente, pour deviner comment est la personne qui est censée la retrouver. Jeu totalement fou et génial. Dingue parfois. Tu peux même y jouer avec Tante eDwige sur le quai de gare. Donc extra, enfin, moi je trouve. Bon. Je m'adosse au grand poteau de béton, et commence a regarder l'assistance :

* Un taximan (enfin je suppose), moustachu, grosses lunettes rondes, bras tendu devant lui, montre à qui veut bien le voir une ardoise plastique sur laquelle est écrit : "Adéle-moi". Il tapote, en cachette avec son autre main (?), un texto sur un vieux nokia. En s'approchant de moi (puisqu'il semble avoir la bougeotte), je détecte une odeur aigre, malheureux mélange de sueur du jour et de sueur d'hier. J'imagine bêtement qu'Adèle est une ravissante russe, qu'il a payé pour son week-end. Je n'en saurai finalement rien.

* Un jeune homme ... la trentaine ... un vrai effort vestimentaire, mais avec un vrai mauvais goût. Une espèce de costume dont le pantalon n'est pas assorti avec la veste, couvert d'un manteau trop large aux épaules. Il fait les cent pas, téléphone à l'oreille, et faisant genre l'homme d'affaire. Gominé, il mâche un chewing-gum. Je parie qu'il attend sa mère. Une vieille dame qui l'embrassera par le cou. Ben c'est une minette rousse qui débarque. Qu'il bise. Une russe probablement.

* Un gros monsieur qui sent aussi pas bon non plus (mais qu'est-ce qu'ils ont tous à sentir l'berzingue ?), avec 2 kits main libre... un dans chaque oreille. Ouawou. Ca clignote bleu dans tous les sens ... pourvu que les pilotes le prennent pas pour le mec qui guide les gronavions sur la piste ! On risque de se faire écrabouiller ! J'imagine illico qu'il attend 2 collègues pour aller frimer au casino du coin. Raté. Une vieille dame. Probablement sa mère. Une russe j't'parie.

* Puis une jeune femme. Qui ne cesse de se mettre sur la pointe des pieds. Comme pour voir par dessus la porte de 3m ! Stricte. Les cheveux noirs tendus sur le crâne, et une queue de cheval. Presque anxieuse, impatiente. J'imagine un amoureux, genre "pas surfeur du tout". Un homme strict aussi. Prof de lettres, je pense. Mais je ne le saurai jamais non plus.

Ce que je sais par contre, c'est que les 2 saucisses arrivèrent bel et bien, érigeant une photo horrible de moi à bras tendu. M'accueillirent dans le hall avec un large sourire, fières, et filmant la scène honteuse. La foule souriait, ou ne comprenait pas, ou secouait la tête de gauche à droite comme pour accuser une pratique qui, à 30 piges, ne devrait être qu'un vieux souvenir. Shame on me. D'autant que la photo n'était guère à mon avantage, s'tu vois c'que j'veux dire lecteur. Re Shame on me.

Et je me suis dis à cet instant que j'aurai bien voulu parier que, si quelqu'un dans l'assistance faisait le même jeu que moi, aucun n'aurait pensé que j'attendais ces 2 personnes.

Pourquoi ? Parce que : 1- Ces 2 saucisses ne sentaient même pas la frite, alors qu'elles arrivaient d'min Nord ; 2- comment un homme aussi délicat que moi attendrait 2 bazard sans scrupule ? Hein ? Comment ?

Mais cette réflexion aura eu le mérite de prouver combien ce jeu est étrange et complexe. Ne pas juger autrui sur ce qu'il semble être. Finalement, ça me paraît être une bonne conclusion.

sY ... pensant à cHristophe, jAcques, tHierry et les autres, et constatant blême, que maintenant, 2 saucisses arrivent à faire 1000 kms en 1h30.       

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04 mars 2010

Et si l'enfer, c'était pas-du-tout le paradis ? Finalement ?

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On vit un enfer. Et oui, j'ai vécu l'enfer. Mais je suis pas là pour ça. Pas pour te raconter mon enfer. Non. Si ? tu veux ? Vraiment ? (Mets à toi à genoux lecteur infâme et supplie moi de te raconter ! Que les démons s'emparent de ton corps si tu ne le veux pas vraiment ! Que Belzébuth butte si tu mens ! Que l'orage approche et que l'éclair te foudroie. Prends tes mains en croix et fais un demi-tour sur toi-même. Boubourse que tu es !) Bon d'accord ! Demandé avec tant de gentillesse, je vais te raconter mon enfer. Mais rapide hein. Le sujet du billet n'est pas là. Bon. Mon enfer.

Mon enfer = j'étais dans le Lille-Lyon, quelques semaines plus tôt (j'entends par "plus tôt" : "plus tôt qu'aujourd'hui", hein ? bon !), donc le fameux Lille-Lyon qui s'est pris 5 heures de retard dans l'espace-temps-sncf. Finalement, sur le nombre d'heures de retard, cumulées sur 1 an, 5 heures, c'est pas grand chose (dans l'espace-temps-scnf je souligne). Mais pour le mec lambda, c'est long, 5 heures.

Et pour ma part, je suis assez fier de ma zénitude bien exceptionnelle dans une telle situation. Ni mal, ni peur, ni énervé. Et ce malgré : plus de batterie sur le téléphone, plus de batterie sur l'ordimini, pas de bouquin, pas de revue, rien, de rien. Que moi + mon esprit = ça fait pas lourd pour s'occuper 5h.

Par contre, je me suis délecté des mouvements de panique, des crises de nerfs, de phobies, d'angoisses des charmants passagers des environs. Je vais vous narrer. Je les numérote hein. Parce que, faut pas supposer que : d'avoir vécu 5h ensemble, ça m'a permis de sympathiser hein. Non. Hein. Donc :

- la douce voie dans les hauts parleurs du tgv : "Mesdames et messieurs, nous vous informons que suite à un incident sur le TGV qui nous précéde, notre TGV accuse un retard estimé à 5h. Nous vous prions de nous excuser pour la gène occasionnée."

- Passagère n°1 : "Haaaannn, ben moi je suis sûre que c'est une excuse. Je pense que c'est une grève. Il nous cache tout à la SMCF (notez le M... société matrimoniale des chemins de fers français ????). Ils nous mentent. C'est une grève. Hein chéri c'est une grève ?"

- Passager n°2 le susdit chéri : "Grmpfff...mouerfff" ... avalant à pleine bouche les 4 derniers mini-paquets de chips de la voiture-bar, qu'il a sûrement obtenus grâce à un combat acharné avec les 540 autres passagers affamés.

- Passager n°3, dit le Belge-fils : "Rendez-vous compte : on vient de Belgique, pour se rendre à Marseille. On a rendez-vous dans 3 heures à Marseille pour récupérer un superbe fourgon tôlé (aaahhh, les Belges ... l'amour de la mécanique). On sera jamais à l'heure, une fois."

- Passager n°4, dit le Belge-père : "T'façon, mon fils, en ce moment, il a la meringue en défaillance (comprendre "la chance qui tourne pas rond"). Sa femme l'a quitté il y a 2 mois, il a eu un accident de voiture le mois dernier, et sa maison a brûlé ent-iè-re-ment avant hier (me demande même s'il n'avait pas une gastro ...ça sentait pas toujours le patchouli aux abords du grand blond). Plus une chaussette. Plus un cadre. Rien. Tout a brûlé. Et le fourgon, c'était pour transporter les matériaux de la future maison"...... mazette, mais c'est ce boubourse de Belge qui nous foutrait la guigne à tous alors ???

- Passager n°5, dit le militaire : ... lui il n'a rien dit .... il est passé...., crâne pseudo-rasé, avec tout son bordel sur le dos. Va savoir pourquoi. Où allait-il ? Pfff... à la voiture bar ? Avec la tente ? Non. Et comme pour impressionner la populasse, il avait décidé de tenir son énooorme sac à bout de bras, au-dessus de nos têtes, arpentant le couloir ainsi. Certes il avait le biceps bien tendu, mais le visage rouge vermillon. Et surtout... surtout... Il n'a pas résisté... devant poser le sac trop lourd à mi-chemin.

Un doux enfer, rythmé, tout de même, par une espèce de putain de sa race de sa mère la bitch de console vidéo, d'un espèce de sale ado, qui n'a pas jugé bon de baisser le son, malgré les revendications intempestives de sa mère.

Un doux enfer qui s'est tellement bien fini en mangeant un délicieux sandwich club dégueulasse à la mayonnaise vitrifiée... mais offert par la SMCF !

Un doux enfer qui, je l'espère, me sera prompto remboursé, au prix de ce que vaut la perte d'un individu de ma race, dans l'espace-temps-sncf. Autant dire : pas grand chose, je suppose.

Et comme je tenais à te faire part de l'ambiance, à toi, lecteur chéri, j'ai pris un cliché qui j'en suis sûr, te convaincra de la tristesse de mon enfer.

sY... qui se dit que : "merde : emprunté de ma verve toute émotive, j'ai pas pu ré-orienté vers le sujet cible. Je reviendrai. Yes I'll be back. On the rocks. Always."

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17 février 2010

Isn't it true that is real ? Do it ?

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On se questionne. Du fait même que nous aimons l'introspection, la trospection, l'attrospection, l'entrospexion, l'a-trop-spec-tion et l'hatoflexion. La réflexion sur nous-même n'a plus de secret. Non. Plus. Et à défaut de se creuser la tête sur notre propre personne, le ying et le yang, nos émois internes, nos refus inconscients ... on finit toujours par se poser des questions sur ce qui nous entoure. En vrac :

- Pourquoi mon curseur de souris ne disparait pas dans l'angle en haut à gauche de mon écran, alors qu'il disparait dans les autres ?

- Quand on a 2 vers solitaires, peut-on toujours parler de vers solitaires ?

- Combien faut-il de limaces pour tirer un tracteur ?

- Les écureuils gays mangent-ils plus de glands que les autres ?

- Si les bactèries avaient des microscopes, que verraient-elles ?

- On sait tous que l'eau conduit l'électricité, mais si on met du vin dans l'eau, est-ce qu'elle a toujours le droit de conduire ?

- Si un flic me dit "papier" et que je réponds "ciseaux" ... j'ai gagné ?

- Pourquoi tout le monde se préoccupe d'écologie alors qu'on faire encore caca dans l'eau potable ?

- Dans "massacre à la tronçonneuse", remet-il de l'essence de temps en temps ?

- Quelle est la longueur d'un terrain de foot dans "Olive et Tom" ?

- Si Aretha Franklin s'était mariée avec Sean Connery, elle se serait appelée Aretha Connery ?

- Si la super-glue colle tout, pourquoi elle colle pas à l'intérieur du tube ?

- Quand on se fait prendre en photo à côté de Mickey, est-ce que l'homme à l'intèrieur de Mickey sourit ?

- Pourquoi met-on la main devant sa bouche quand on baille, mais pas devant son trou des fesses quand on pète ?

J'accepte des réponses par mail, boite postale, morse, gravures...

sY ... qui va se remettre à se poser des questions sur lui-même !

Posté par sYvI à 23:59 - Commentaires [8] - Permalien [#]
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03 février 2010

La physique télévisuelle... tadaaaam

Nous... les Mecs, on est comme ça :

On supprime la modération des commentaires. Genre "une nouvelle vie commence". Puisque, évidemment, la modération des commentaires, c'est un peu la dictature de la blogosphère. Et comme je ne ressemble ni à Pinochet, ni à Saddam et qu'en plus, je n'ai plus aucun ennemi sur terre susceptible de me traiter, j'ai décidé, unilatéralement, de lever les boucliers, baisser la garde, glisser sur la vague du plaisir à la lecture de ton com. Yop. Yeaaahhhh.

Et s'il fallait quelque-chose pour fêter cette nouvelle ère, j'ai envie de vous faire part d'une découverte récente, qui énonce les lois de la physique dans les dessins animés. Juste parce que j'aime, je ris. Que donc, les voici. Que donc, les voila :

  1. Tout corps suspendu dans l’espace restera suspendu dans l’espace jusqu’à ce qu’il se rende compte qu’il est justement suspendu dans l’espace: en gros, tu ne tombes pas si tu es au dessus du vide et que tu le sais pas !

  2. Tout corps passant à vitesse élevée à travers un matériau ou une paroi solide (ex: une porte) laissera une empreinte exacte du contour de son corps: c’est ce que l’on appelle la loi de la silhouette exacte !

  3. Tous les principes de gravité sont éradiqués par la peur: Les forces psychiques peuvent réussir à faire décoller un personnage de la surface de la terre s’il est soudainement effrayé, généralement pour se réfugier sur le haut d’un mat ou d’un sapin.

  4. Lors d’une bagarre, les membres d’un personnage se multiplient. Du nuage où se déroule l’affrontement, on peut voir émerger rapidement et en même temps deux fois la même tête, plus de deux mains gauches, 5 pieds…

  5. Certains corps ou personnages peuvent passer à travers des tunnels peints à la peinture noire sur des murs solides, et d’autres ne peuvent pas. C’est « l’effet trompe l’oeil » qui ne fonctionne souvent pas justement pour celui qui a peint la petite entrée sur le mur, mais marche parfaitement pour son adversaire, souvent une souris.

  6. Toute mort est passagère. Les cartoons possèdent plus que les traditionnelles 7 vies du chat. Ils peuvent exploser, être pliés en accordéon, découpés, applatis, mais pas anéantis. Après quelques instants, ils se reforment, s’auto-ramassent avec une petite pelle, se regonflent ou se solidifient à nouveau.

  7. Il y a toujours un plus costaud que soit qui veut la même chose que le personnage central et se fait comprendre par la violence (particulièrement vrai avec les gros chiens)

  8. La loi sur l’existence réelle des objets n’existe pas pour les personnages les plus cools : ils peuvent faire apparaitre simplement des objets de derrière leur dos rien qu’en tendant la main au moment voulu. Exemple Bip Bip et ses pancartes qu’il sort chaque fois qu’il veut s’exprimer.

  9. Les armes explosives ne créent jamais de blessures mortelles en explosant: mais elles rendent forcèment tous les caractères tout noirs et fumant après l’impact.

  10. La gravité agit par vagues sur certaines parties du corps. Lors d’une chute d’un canyon de 800 mètres, les pieds tombent d’abord, puis le reste du corps mais la tête ne suit pas tout de suite et le cou s’allonge. Une fois que la tête tombe également, le corps entier reprend petit à petit son format normal durant le chute avant de toucher le sol. L’impact est toujours signalé par un petit nuage de fumée.

  11. Tout corps se lançant dans une course effreinée fait d’abord du sur-place avant de partir soudainement comme une fusée sans que ses pieds ne touchent le sol ...

C'est pas beau d'être papa ? hein ?

sY... qui ne languit pas l'adolescence du filston, de peur de devoir analyser "Beverly Hills"... comment ça ça n'existe plus ???

Posté par sYvI à 23:02 - Commentaires [2] - Permalien [#]
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